Henri à 100 ans

 

ALBUM « HENRI A 100 ANS », sortie le 13 octobre

L’album hommage à Henri Salvador réalisé par Louis Chedid, avec :

Benabar, Calogero, Robert Charlebois, Louis Chedid, Thomas Dutronc, Idir, -M-, MB14, François Morel, Nach, Helena Noguerra, Véronique Sanson et Shirley et Dino.

 

Cette année, Henri Salvador fête ses 100 ans. Une réalité que l’on ne peut écrire qu’au présent lorsqu’on évoque cet immense musicien et chanteur qui, de son vivant, a démontré la puissance folle de l’éternité. Henri Salvador est l’exemple même du destin. D’un homme qui a donné au temps une leçon d’humilité. Peut-être est-il mort il y a presque 10 ans, peut-être pas. Car en matière de résurrection, l’homme et l’artiste sont champions.

Henri Salvador a échappé à la mortalité par la grâce et la complexité de son œuvre. Une œuvre protéiforme, démultipliée, inclassable. On y trouve presque tout ce qui fait le sel de la musique moderne : le jazz, le rythme, le blues, le rock, la ballade romantique, les comptines enfantines, la chanson fantaisiste… N’en jetez plus. Henri Salvador, c’est aussi une image (la télévision), un totem (un éclat de rire en cascade), un doudou (l’enfance), une signature (un Panama), presque un logo (Ce S majuscule qu’il signait à la pointe…) et une destinée qui sera jalonnée de moments très hauts, et de quelques très bas, mais qui ne l’ont jamais conduit au trépas. Salvador reste une énigme. C’est peut-être pour cela qu’il reste si vivant.

Le passage à la postérité induit forcément une réduction aux clichés. Pas avec Henri Salvador. C’est l’un des grands mérites de cet album tribute. Le premier pour lui. Et l’un des meilleurs du genre. Ainsi découvre-t-on Henri Salvador comme si on ne l’avait jamais réellement connu. Si les succès d’Henri Salvador réveillent la mémoire de chacun, ils le font dans des extrêmes assez vertigineux. Pour certains, il n’est question que de fantaisie et de chansons rigolotes. Pour d’autres, ne s’imposent que la rigueur et la complexité de mélodies classées au rayon des standards immortels d’un romantisme nostalgique.

C’est toute la réussite du projet mené par Louis Chedid, qui, en travaillant comme réalisateur artistique sur l’album, n’a pas voulu choisir son camp. Les treize chansons ainsi issues de ce répertoire infini, parlent en treize voix différentes d’un même homme, dont l’exigence et l’intransigeance musicale impressionnent. Toute la difficulté du répertoire de Salvador, (lorsqu’on a décidé de mélanger les styles et les époques) est donc de parvenir à réaliser une cohérence dans le son. Normalement, on ne réalise et on ne chante pas de la même façon une chanson fantaisiste et une grande mélodie classique.  Louis Chedid a fait ce pari.

 

Découvrez le teaser de l’album:

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